Collège de philosophie

Vendredi 6 et samedi 7 juillet 2012

(Inscription en ligne)

« Le tonnerre est impressionnant, mais c’est l’éclair qui est important. »

Cet aphorisme de Mark Twain pourrait nous servir de guide tout au long de notre deuxième édition du Collège de Philosophie de l’Institut de Locarn. On entend beaucoup tonner aujourd’hui en effet : les agences de notations, les politiques, les grand argentiers mondiaux, chacun y va à tour de rôle de son « coup de gueule » tonnant et tonitruant. Mais qu’en est-il de l’étincelle d’intelligence et de sens qui seule peut apporter une direction dans notre tourmente ? C’est à l’allumer ensemble que nous allons consacrer notre énergie pour notre rendez-vous annuel, vendredi 6 et samedi 7 juillet.

Henri Hude, qui nous fait le plaisir et l’honneur d’accompagner nos réflexions depuis plus d’un an maintenant, en est le maître d’œuvre. Il a pris sur le temps que lui laisse son activité de fondateur et animateur du Centre d’éthique et de déontologie des Ecoles militaires de Saint-Cyr, et a accepté de sortir de sa retraite estivale d’écrivain, pour piloter avec nous ces deux jours de réflexion, mais aussi de plaisir et de convivialité partagée. A ses côtés, Jacques Arnol-Stéphan, membre associé

du Conseil d’Administration de l’Institut et dirigeant de J2-Reliance, assurera l’animation de ce collège, en veillant à en garder le fil rouge choisi pour cette année :

« Reconstruire la confiance : l’homme, ses territoires, ses sociétés. »

Nous conserverons bien sûr la formule active qui a fait ses preuves l’an dernier : pour chaque volet de notre réflexion, une introduction d’environ une heure par un spécialiste éclairé, un travail en atelier d’une heure environ et un large temps de mise en commun, d’échanges et d’approfondissement.

Programme détaillé, inscriptions et tarif :

Vendredi 6 juillet (à partir de 14h30) :
La première partie de notre triptyque, l’homme au centre

« Comment bâtir ou rebâtir la confiance ? La réponse classique est : en disant la vérité et en tenant parole. Et en faisant exister un pouvoir qui mette fin aux violences et tromperies, en appliquant et en s’appliquant à lui-même la loi de paix, la « loi naturelle ». Mais que penser d’une telle loi et d’un tel pouvoir ? Où en sont, à cet égard, notre culture libérale postmoderne, son économie et sa politique ? Ce sont les premières questions à poser pour préparer l’avenir. » C’est autour de ces questionnements qu’Henri Hude articulera notre réflexion de l’après-midi et de la soirée du vendredi. Il partagera avec nous les pistes qu’il a développées dans son dernier ouvrage Préparer l’avenir – nouvelle philosophie du décideur, publié chez Economica.

Samedi 7 juillet :
Les deux autres volets, l’homme et son territoire, l’homme et la société

* le matin, Simon Alain, philosophe breton, auteur d’une collection « Philosophie – le point de vue breton » aux éditions Yoran Embanner, nous apportera, en particulier à partir de son essai Descartes Breton ?, son éclairage sur le deuxième volet de notre réflexion, que nous pourrions intituler « Philosophie et territoire ». « Parler d’un « Descartes Breton », est-ce rattacher la figure de Descartes à un territoire en particulier, mais à la définition problématique (la Bretagne au 17e siècle ?… aujourd’hui ?… avec ou sans Nantes ?…) ? Ou n’est-ce pas plutôt l’inscrire (ou le ré-inscrire) dans un contexte culturel qui, seul, puisse véritablement en faire sens ? Un contexte culturel qui, en l’occurrence, soit un « espace de vie » repérable à des lieux et moments historiques (par exemple la ville de Rennes ou la publication du Discours de la Méthode en 1637). Abordée ainsi, la notion de « territoire » reprend du sens et redonne confiance à ceux qui s’y réfèrent. »

* l’après-midi, Joseph Le Bihan prendra en charge la mission de bousculer nos neurones autour de l’avenir de nos sociétés occidentales, confrontées à une compétition durable et plus ou moins agressive, ayant perdu le monopole scientifique et technologique, hérité des trois derniers siècles. Son intervention sera centrée sur l’apport du sociologue britannique Zygmunt Baumann sur la « modernité liquide », qui signifie la précarité croissante de tous les engagements dans un monde embarqué dans l’express de la mondialisation. « Une modernité liquide est celle où les membres agissent et changent en moins de temps qu’il ne faut aux modes d’action pour se figer en habitudes et routines ». Notre société est-elle adaptée aux chocs sociétaux qui s’annoncent à plus ou moins moyen terme ? Les dimensions anthropologiques des crises du monde occidental ne peuvent plus être négligées.

Ce troisième volet nous conduira à « boucler la boucle » en échangeant autour d’une question ambitieuse, mais probablement centrale : quelle philosophie de la confiance, dans quel cadre « territorial » de réflexion, pour les décideurs d’aujourd’hui et de demain ?

Comme l’an dernier, cette deuxième édition du Collège de Philosophie est ouverte à tous. Inutile de prendre des cours de rattrapage en philo, ces questionnements nous sont communs ! La seule « contrainte » que nous imposons, pour permettre une agréable progression collective au cours de ces échanges, c’est que les participants soient présents sur la totalité du collège (vendredi après-midi, vendredi soirée, samedi matin et samedi après-midi).

Inscriptions en ligne

Tarif unique: 150€ Dîner et déjeuner compris
Chambre éventuelle 30€

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