Conférence du 26/04 : Vers la séparation du monde ?

Nous entrons dans une nouvelle phase de la globalisation des échanges avec des nouveaux basculements qui se multiplient.
C’est la fin de ce que quelques auteurs appelaient la mondialisation heureuse.
A l’Institut de Locarn, nous n’avons jamais partagé cette utopie.
Pour nous, la globalisation des échanges impliquait une profonde transformation de nos structures et de nos modes d’action.
Aujourd’hui, c’est une évidence aveugle. Nous sommes sous les contraintes de problèmes qui se sont accumulés et qui n’ont pas été réglés à temps.
Parallèlement, apparait une nouvelle vague de défis et aussi de possibilités pour  notre territoire.
Hervé Juvin nous introduira à ce nouveau futur qui se profile.
Dans ce nouveau cycle, nous serons impardonnables d’être surpris et sans réactions.
Dans l’attente du plaisir de vous rencontrer le 26 avril prochain, je vous prie d’agréer, l’expression de mes sentiments les meilleurs et très cordiaux.

Alain Glon
Président de l’Institut de Locarn

Inscriptions en ligne : cliquer ici

Programme de la rencontre

14:30 : accueil
15:00 -18:30 : conférence
19:00 : buffet

Introduction:

Vers la séparation du Monde ? – Par Hervé Juvin

Thèmes :

  1. La fin de l’utopie mondialiste de la fin de l’Histoire
  2. L’avènement de l’individu de droit prépare toutes les surprises
  3. La démocratie n’est pas le stade indépassable de l’expérience politique humaine.
  4. Nous n’en avons pas fini avec la condition politique, qui est l’autonomie des sociétés humaines et cette autonomie suppose leur séparation.
  5. Dans la séparation en cours, reprennent leur rôle:
    • l’invention des croyances,
    • la demande identitaire,
    • la montée ethno-nationale,
    • la robustesse territoriale

Synthèse : Le moment est venu d’être riches en monde si nous ne voulons pas passer à côté.


Hervé Juvin est un écrivain et essayiste français. Il est né à Malestroit (Morbihan) et a fait ses études à Sciences Po Paris. Après avoir intensivement pratiqué l’orgue et la course à pied, s’être intéressé au cinéma expérimental et à la photographie, s’être essayé à l’écriture de chansons blues et rock, il écrit des ouvrages touristiques, des nouvelles, des scénarios.
A partir des années 1980, son expérience professionnelle de conseiller auprès d’institutions financières le conduit à publier plusieurs ouvrages qui décrivent les marchés boursiers, les nouveaux métiers de la banque, la construction européenne. Il participe au débat et à la réflexion collective à travers la création et l’animation de centres de réflexion, la publication d’articles et de livre, à travers aussi ses conférences et interventions publiques.
En 1989, il crée le groupe Equinoxe, l’un des premiers think tank français. Equinoxe fera date. En 1989, son rapport sur l’urgence de voir les Français détenir la majorité du capital des sociétés du CAC 40 contribue à la naissance du PEA. En 1995, le rapport « Dérives bancaires » est le premier à porter à la connaissance du public les véritables montants des pertes du Crédit lyonnais. En 1999, son rapport sur la création de l’euro met en garde sur les faiblesses politiques de la construction économique, financière et monétaire de l’Europe, telle qu’il a pu l’observer pendant cinq, ans, en qualité de secrétaire général de la Fondation Finance, une fondation présidée par M. Raymond Barre.
Depuis 1995, il a publié de nombreux ouvrages. Parallèlement il a donné une nouvelle ambition à son travail d’essayiste en quittant le cadre européen pour travailler et vivre à Madagascar, en Chine et aux Indes à partir de 2004.

Une réponse à Conférence du 26/04 : Vers la séparation du monde ?

  1. Pierre NICOLAS 20 avril 2013 à 13 h 52 min #

    Remarquable article que je vous propose de lire

    AGRO INDUSTRIE, Syndicalisme et business
    Fusion – confusion
    Dis papa, c’est quoi un fond d’investissement ? Un fond d’investissement, c’est une plateforme de rencontre, oui un peu comme meetic, qui réunit des banques, on dit des financiers, des entrepreneurs et des gens comme toi et moi qui veulent gagner de l’argent en proposant une partie de leur épargne. Cet argent servira à une entreprise à démarrer ou à investir pour un futur rayonnant. Ils ont souvent des diplômes qu’ils affichent et des compétences, un travail pas assez bien payé pour eux, un goût très prononcé pour l’argent, des valeurs morales très chétives. Ils veulent devenir des partenaires actifs. C’est-à-dire proposer leur argent, leurs services ou leurs conseils à des entreprises. Ou encore, devenir des partenaires passifs. Ce sont des investisseurs individuels, on les appelle comme ça. Alors, pour entrer dans la grande communauté du fond d’investissement, ils en appellent aux anges du business international qui vont diffuser leur offre dans le monde entier, par courriel. Les anges de la finance aiment tout le monde. Ils mettent tout le monde en réseaux. Tout se fait très simplement sur les plateformes virtuelles du meetic de la finance. Les entrepreneurs y trouvent de l’argent et les investisseurs des intérêts, pour mettre du beurre dans leurs épinards. Beaucoup de beurre si possible, allez 15% ce serait bien tant qu’à faire. Et tout ce monde sera intéressé à l’affaire. Qu’ils disent.
    Par exemple, SOFIPROTEOL c’est un énorme fond d’investissement qui décide aujourd’hui de notre agriculture en France et ailleurs.
    A la tête de SOFIPROTEOL il y a Xavier BEULIN qui est le leader de la FNSEA le plus grand syndicat agricole français. Un syndicat tu vois, c’est une organisation qui défend les droits de ses adhérents et des gens de la profession et qui assure leurs protections sociales. Là, entre SOFIPROTEOL Xavier BEULIN et la FNSEA, on peut dire qu’il y a fusion. Mais quand il y a fusion entre le business et le syndicalisme, c’est la confusion. Malheureusement tu vois, ça existe.
    Le grand fond d’investissement a ses lobbyistes. Des représentants de commerce bien intégrés dans les commissions à Bruxelles. Là où se distillent les futures lois du marché. Les représentants participent aux Grenelles. Avec un beau discours plein de valeurs morales qui reposent sur deux mots faciles à retenir, Hygiène et Sécurité. Et ils ont tous une calculatrice réglée sur les cours de la bourse. Là aussi, c’est la grande Confusion. On mélange l’intérêt général avec l’intérêt des entreprises. Mais ça passe. Les lobbyistes sont là pour faire valider les Normes qui ont été calculées dans les beaux laboratoires des filières innombrables de SOFIPROTEOL et des autres grandes industries. Les Normes sont utilisées en vérité pour maintenir les intérêts des entreprises et des investisseurs qui assurent la stabilité des fonds d’investissements. Et avec les Normes validées par Bruxelles, l’industrie organise les crises qu’elle veut par filière … Crise de l’œuf, organisée. Crise du Lait, organisée …
    SOFIPROTEOL, pour en revenir à notre agriculture, c’est une énormité. C’est l’empire des agro carburants tu sais, les grandes plaines de la Beauce qui ondoient pour faire de l’huile pour mettre dans nos moteurs … le Diester, pas d’autre concurrent chez nous, l’Oléo chimie et sa grande dérive verte, c’est lui, Novance, Oléon, anciennes filières du groupe Total Fina Elf … les Huiles Lesieur, mayonnaise, glycérine pour la Pharmacie et l’Armement ! Oh l’armement oui … et puis l’Industrie des OGM, la Sélection Génétique … Hendrix Genetis, France Hybride … porc, bœuf, poule tout y passe. C’est la grande sélection. Sélection Végétale IN VIVO les semences et allé … Glon Sanders racheté par Sofiprotéol leader de la Nutrition Animale en développement, et les croquettes à faire pousser plus vite. En ce moment tu vois, ils assaillent l’Afrique du nord et les agriculteurs passent en intégration. Ça veut dire qu’on leur fait signer, comme à nos agriculteurs français, des contrats pour être certain qu’ils se plieront aux règles et aux prix de Sofiprotéol. Alors ils ne sont pas libres de travailler comme ils veulent ? Non, ça fait longtemps qu’ils ne sont plus libres. Attends, c’est pas fini.
    Sofiprotéol, c’est aussi la moitié des Pesticides fabriqués et consommés en France. Mais. Attends c’est pas fini. Sofiprotéol c’est aussi les plastiques détergents cosmétiques produits industriels d’origine végétale lubrifiants peintures cosmétiques, Pivert, Gamm Vert, bref Biomatériaux pour Emballages et Bâtiment et Agro pharmacie … Ah oui les médocs en partenariat comme ils disent, les vaccins les apports en vitamines minéraux et autres poudres de perlimpinpin pour les animaux d’élevage génétiquement sélectionnés, sans oublier la Presse Agricole bien entendu, très important la presse agricole … Oui, tu as raison, c’est comme à la Foir’fouille tu trouves de tout si t’es malin !
    En ce moment, l’Industrie Laitière et celle des œufs ne veulent plus que des salariés muselés. A ces nouveaux genres de salariés on laisse le titre de chef d’exploitation. Cette super industrie aime les super bosseurs qui sont de super investisseurs … ils deviennent juste des salariés, au regard des contrats de dépendance qu’elle leur fait signer. Sans recours possible. Super industrie ne voudrait pas courir le risque d’investir dans tout le matériel et bâtiment normé qu’elle exige en passant par les Grenelles, pour faire plonger les chefs d’exploitation les plus affaiblis, régulièrement. C’est comme avec la loi naturelle, les plus faibles n’y résistent pas. On élimine. Pas de maillon faible. Les normes constituent un support inestimable pour gagner de l’argent en prétextant le changement et la sécurité. C’est un bon levier. Les normes font la loi. La grande industrie ne pourrait pas non plus payer le nombre d’heures travaillées par les super bosseurs. Les agriculteurs travaillent comme des bêtes. Pour les attacher, la super industrie a inventé les jolis contrats obligatoires type » A moi ton lait tu donneras, rien qu’à moi, jusqu’à la fin « . Sans recours possible. Appelons cela de l’esclavagisme organisé … ou servage ou … Il n’y a pas de mots ! Et les jolis contrats obligatoires très bien pensés par les juristes de l’industrie, coupent les pattes à toute possibilité d’intervention pour le vrai syndicalisme non récupéré par la pensée unique et dominante.
    Mais c’est pas juste ! Non c’est pas juste. Mais c’est très bien ficelé. C’est pas juste de trouver à la tête d’un Syndicat Agricole, le représentant d’un OGRE industriel dont les intérêts sont à l’opposé de la défense d’une agriculture humaine, tant pour les hommes que pour les animaux, l’environnement et le développement durable si bien nommé.
    Il n’est pas normal non plus que de nombreuses décisions politiques se prennent dans l’Institut préféré du Club des Trente, à Locarn au cœur de la bienpensance industrielle relayée par la politique régionaliste de la rigueur. Régionalisme décidé sans nous, les gens. A Locarn, gauche, droite, religieux et laïcs, économistes et scientifiques, se retrouvent amicalement autour d’un verre, d’un repas ou d’une conférence, pour inventer le futur ensemble mes frères ! A Locarn, c’est l’Union. La Réunion sur fond de musique bretonne, des Leaders, des monstres de l’industrie mondialisée et des petites entreprises cooptées, de la finance, des politiques et du crédit fraîchement parfumés à l’air iodé. A Locarn, on est Tous Bretons. On sait pourtant qu’avec le Big Business du genre TOO BIG TO FAIL, on peut s’attendre à tout. Mais à Locarn, le discours est très bien ajusté. Comme à la messe. Et ça passe. Quand la vérité apparait tellement invraisemblable on préfère croire au mensonge.
    Le produit en Bretagne pensé à Locarn, nous est servi sur un plateau Jaune et Bleue avec un phare et un ciré jaune soleil, symbole de la Bretagne résistante et des Bretons qui vont de l’Avant. Allez l’Avant. Le tout servi sur les boîtes de sardines, avec des jolis slogans sur la relocalisation ! La relocalisation servie par l’industrie mondialisée. C’est fort ! Comment ça y a confusion ! Et nous voyons apparaître ici et là ces jours ci, de belles affiches ou les agriculteurs contactés par les coopératives, posent heureux et souriants, reconnus en tant qu’Agriculteurs de Bretagne. C’est bien le moins qu’on puisse faire. Les reconnaître. Sur une affiche. Regardez les gens comme nous sommes des agriculteurs heureux ! On aurait tous envie d’y croire. Qu’importe la casse des protections sociales et la vérité du terrain, pour Locarn l’important, c’est l’Affiche.
    Pendant ce temps, dans la réalité, loin du virtuel, sans faire de bruit, des agriculteurs désespérés se pendent sous leur hangar et personne n’en parle. Pour la FNSEA le suicide des agriculteurs, fait partie de la légende. C’est dire si elle est loin d’eux. Et puis d’autres agriculteurs passent devant le tribunal et sont condamnés parce qu’ils ont tenté de se révolter. C’est pas bien les gars.
    Faut arrêter avec la crise des œufs, crise du lait… la crise, la crise ça suffit, au boulot les gars ! En Bretagne et ailleurs les agriculteurs sont heureux. On les voit. Sur l’affiche !
    Mais alors on fait comment ? On compte sur la résistance, celle de la Confédération Paysanne et des autres Syndicats indépendants et des Associations claires et non récupérées qui réclament plus de vérité, de transparence. On compte sur l’éveil des consciences des agriculteurs eux-mêmes s’il leur reste des forces, s’ils arrivent à se dépatouiller de leurs cotisations et de leurs peurs, et sur l’engagement des consommateurs pour faire pencher la balance … L’heure est plus que jamais à la solidarité. C’est pas gagné, mais faut y aller ! A l’heure où nos frigos se vident, nos cœurs et nos corps ont de plus en plus faim, de vérité.
    Régine Mary

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