Institut de Locarn: 20 ans!

A toi qui était présent,
A vous qui n’avez pu être des nôtres
ce vendredi 29 août.
… 1992- 2014 Locarn à 20 ans.

 

 

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(Photos Olivier Sire)

Pour que le Recommencement devienne réalité, il faut que je vous dise :
Voici 20 ans qu’à l’Institut une équipe incroyable avec des méthodes improbables œuvre pour une Bretagne belle prospère solidaire est ouverte sur le monde.
20 ans c’est l’âge de tous les possibles ainsi que me le disait Jean-Yves le Drian.

Oui, pour moi qui suis à l’institut, depuis 10 ans, le jardinier du respect et de la tolérance, je sais qu’à Locarn tout est possible.
Roland Jourdain, le double vainqueur de la Course du Rhum le disait avec d’autres mots aux 80 jeunes du club Erispoë présents à Locarn ce samedi :

« sur les formules 1 de la Mer, il n’est pas nécessaire d’être fort, il faut savoir orienter l’énergie et la maîtriser un instant avant qu’elle ne brise les haubans ».

A ces 80 jeunes qui feront le futur, Pascal Piriou à expliqué comment, né ici, regardant par dessus le talus, né ici, en ayant une stratégie, né ici, on peut courir le monde quant on a compris que au delà de l’horizon, ce n’est pas l’enfer, c’est juste l’inconnu et le plaisir de la découverte.
Jean Ollivro, parlant de la mer, ce territoire que les Bretons doivent reconquérir, à expliqué que Finistère est la fin de la terre en français quand, Pen ar Bed est le début de la mer en breton. Multipliant les exemples Jean a révélé l’influence des mots sur l’imaginaire, sur l’esprit de conquête, un magnifique plaidoyer pour la langue bretonne.

Thierry Merret, Christian Troadec ont montré dans un débat passionnant auquel faisait écho Patrick Le Lay que, si chacun regardait le monde depuis son promontoire, il y avait sous l’écume et les bonnets un socle solide propre à mobiliser les Bretons pour de nouveaux fest-noz dés lors que la Bretagne se trouverait malmenée. « Je ne cherche pas l’approbation dans le regard de mon adversaire ».

Il appartient à Alexandre de poursuivre pour que, avant les inévitables échéances, quelques uns de ces jeunes, assurément futurs dirigeants, comprennent que « votre futur est hors de votre zone de confort », comme le dit Joseph. « N’écoutez pas ceux qui vous apprennent comment gagner à Paris, vous devez faire gagner la France dans le monde ». Nous leur avons expliqué pourquoi ceux qui sont au confort dans le systeme actuel n’ont pas d’utilité pour le futur. Pour être utiles à la Bretagne et à la France il faut que grandisse le club des rebelles éclairés.

Ce vendredi chacun a pu voir que les acteurs des années 90, à commencer par Joseph avaient pris moins de rides que bien d’autres, qu’ils avaient toujours une folle envie de hisser plus haut encore la voile du futur pour prendre les alizés

Après l’instant de l’émotion, du merci à Jean Pierre Le Roch en présence de son épouse, à Joseph le Bihan, à Jean-Paul Moisan en présence des siens, dit merci à Jean Yves le Drian et à Madame Malgorn, ainsi qu’à tous les bénévoles et les anonymes auxquels nous devons la naissance et la vie de l’Institut, nous avons écouté les passionnants points de vue d’éminents amis de la Bretagne.

« D’autres suivront » comme se plaisait à le dire Jean Paul Moisan.

Hervé Juvin a réitéré, pour ceux qui n’avaient pu être présents à la veillée du jeudi, que le droit pouvait ne plus être le « bon droit » lorsque c’était un moyen pour les gens de Pouvoir de brimer les faibles, ceci à l’encontre du sens commun.

Il nous a dit que les réglementations pouvaient être une insulte aux gens que l’on met au chômage alors qu’ils savent élever et préparer des volailles que, pour nos propres besoins, nous importons par ailleurs du Brésil.

Ici en Bretagne les Bonnets Rouges qui percutent les clivages sociologiques de l’étatisme et du corporatisme ne veulent-ils pas faire ressurgir le bon droit, le sens du bien commun, ce « nous qui fait Sens ». En contrepoint de l’homo économicus, nous dit Hervé, il nous faut retrouver le « nous » du vivre ensemble, aux antipodes du ‘sans frontiérisme’ et de nouvelles formes de colonisation chez soi.

Aussi avec Philippe Legorjus nous avons expliqué que dans une France qui piétine il est encore des projets mobilisateurs tels que celui qui conduit la Bretagne vers la réappropriation de la partie bretonne des entreprises qui répondent à la satisfaction des besoins primaires de la population.

Un pas, encore un pas vers le Sens et la compétitivité, la solidarité.
Faisons de ces oligopoles de la prédation des liens de citoyenneté avant que la majorité de leur capital ne passe dans les mains du financialisme.

Xavier Fontanet, N° 8 du classement de Shanghai des Entrepreneurs nous disait :
« On ne nous dit pas tout… trop d’experts et de médias ne peuvent mordre la main qui les nourrit ».
« Oui c’est possible et c’est ici, en Bretagne qu’il faut expérimenter. » Chiffres à l’appui Xavier a livré les exemples de ce qu’il faudrait prendre dans les pays qui réussissent.
A Locarn nous disons également depuis bien longtemps que « c’est possible ».

Nous ne sommes pas « contre la France » comment on le prétend parfois ; nous sommes pour une Bretagne forte, dans une France forte au sein d’une Europe porteuse de valeurs et d’ambitions. Par contre oui assurément nous sommes contre les méthodes de ceux qui détruisent la France et la Bretagne de surcroît.

Même si la France à détruit son industrie, nous ne croyons pas qu’elle doive renoncer à être un ‘Grand Pays’, et c’est ce qu’il faut craindre si nous ne changeons pas.

Pierre François Gouiffes nous a présenté les chiffres de la comptabilité bretonne, chiffres sortis de l’anonymat grâce au travail d’une équipe compétente et convaincue.

A Locarn on se pose la question de savoir si l’honnêteté n’a pas atteint un cout insupportable. Il nous faut agir pour ne pas trahir nos valeurs.

Comme pour le droit, comme pour bien des réglementations, à Locarn nous osons interpeller la comptabilité. Pourquoi ne révèlerait elle pas le niveau du ‘stock des biens communs’, l’état moral de la population, celui de la tranquillité du territoire.

Jean-Michel Le Boulanger qui excusait Jean-Yves le Drian a porté avec le talent et la force tranquille qu’on lui connaît un plaidoyer passionné pour une Bretagne retrouvant sa dimension historique. Merci Jean Michel, Merci Jean Yves.

Nous qui, à Locarn, regardons vers Sein ne pouvons accepter Conlie en Bretagne.

Au-delà de ces éclairages sur une France vue d’en haut, nous avons vécu des instants passionnants portés par tous ces gens de la Bretagne d’en bas qui ont bénéficié de la formation et de l’appui de l’institut pour trouver considération et enthousiasme. « Il y avait du coeur, il y avait du corps. »

Nous voulions passer du scepticisme à l’envie, nous voulions vous dire que le temps libéré par la récession doit être réinvesti dans le bien commun.

Merci de nous dire la part que vous êtes prêts à prendre pour que la Bretagne soit plus belle, plus prospère, plus solidaire, plus ouverte sur le monde.

Il est certain que les perspectives que je mentionne ci avant en italique comportent des erreurs, nous saurons les corriger ensemble, les erreurs sont le brouillon de la réussite.

Un ami vient de m’écrire ceci et nous t’en faisons cadeau à toi Gilbert qui fut un animateur hors pairs.

« Je me sentais grandi, calme, augmenté de quelque chose que je n’aurais pas su nommer et qui n’était pas un savoir. »

Quelle vigueur, quelle émotion que ces 400 cœurs entonnant le Bro Gozh, nos petites chanteuses, chacun d’entre nous, les murs de l’Institut s’en souviendront pour la vie.

Il nous reste à en faire un quotidien pour vive notre foi en la Bretagne.

Oui 20 ans, c’est l’âge de tous les possibles.

Alain Glon

Le résumé de la journée…

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